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A l’occasion du lancement de la CAN 2015, Dribblr vous propose sa Dream Team africaine. N’hésitez pas à proposer la votre !

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Thomas N’Kono

« De milieu de terrain je suis passé gardien à cause de Thomas N’Kono. Plus que le cours de ma carrière, il a changé ma vie. C’est en son nom que mon fils s’appelle Thomas.» Les mots sont poignants et sortent de la bouche de Gianluigi Buffon ; excusez du peu… Outre le fait d’avoir été l’idole d’un des plus grands gardiens contemporains, N’Kono aura surtout mis fin au mythe selon lequel un portier africain serait incapable de s’imposer au plus haut niveau. En témoigne, sa décennie passée comme n°1 dans les cages de l’Espanyol Barcelone qu’il mena jusqu’à la finale de la Coupe de l’UEFA en 1988. Il fut aussi par deux fois sacré meilleur joueur africain en 1979 et 1982.

 

 

Rigobert Song

 

Un second camerounais pour mener l’axe défensif droit de notre équipe. Recordman des sélections chez les Indomptables (137 capes), Rigobert Song participe à quatre Coupes du Monde, partageant une triste particularité avec Zinédine Zidane : celle d’avoir été expulsé lors de deux éditions différentes (la première fois en 94 face au Brésil alors qu’il n’avait même pas dix-huit ans). Défenseur intransigeant et racé, il est une légende vivante à Metz, Lens et Istanbul où il porta longtemps les couleurs du Galatasaray (deux fois champion de Turquie). Il souleva également deux fois la Coupe d’Afrique des Nations (2000 et 2002).

 

Noureddine Naybet

 

Le Marocain fut unanimement considéré comme l’un des défenseurs les plus performants de la Liga du temps où il évoluait au Deportivo La Corogne (de 1996 à 2004). Maillon essentiel du schéma ultra compact mais ô combien efficace concocté par Javier Irureta en Galice, Naybet y glana un championnat (2000) et une Coupe d’Espagne (2002), permettant de surcroît à son équipe de finir par deux fois meilleure défense d’Espagne. Une sacrée référence.

 

Taribo West

 

La légende dit qu’il se serait rajeuni de douze ans sur son passeport pour faire grimper sa cote en Europe avant de rallier Auxerre. En Bourgogne sous la coupe paternaliste de Guy Roux, le Nigérian réalisa notamment le doublé coupe/championnat en 1996 à la gauche de Laurent Blanc dans l’arrière-garde icaunaise. Il partit ensuite s’aguerrir en Série A où avec l’Inter Milan il remporta la Coupe de l’UEFA (1998). Une médaille d’or olympique (1996) et une CAN viennent en outre étoffer l’un des palmarès les plus consistants du football africain… Très emprunt de spiritualité, Taribo West avait une influence presque chamanique sur ses coéquipiers. Ses prêches à la bougie dans les vestiaires avant les matchs sont ainsi demeurés mythiques. C’est presque en toute logique qu’ il est aujourd’hui devenu pasteur.

 

Abedi « Pelé » Ayew

 

Triple détenteur du Ballon d’or africain (1991, 1992 et 1993), multiple champion de France et vainqueur de la Coupe d’Europe des clubs champions avec Marseille, Abedi Pelé devait absolument figurer en bonne place dans notre sélection. Ici placé au poste un peu ingrat de piston gauche, le Ghanéen, au profil naturel offensif, n’en a pas moins disputé le meilleur match de sa carrière en tant qu’arrière latéral droit en finale de C1 face au Milan AC. Cette trouvaille farfelue mais géniale, imposée selon la légende par Bernard Tapie à Raymond Goethals, eut pour conséquence le musellement total de Paolo Maldini.

 

Samuel Eto’o

 

Comme Abedi Pelé, Samuel Eto’o doit se sacrifier pour faire de la place en attaque et maintenir une équipe un tant soit peu équilibrée. Chose qu’il a déjà fait sans sourciller pour José Mourinho à l’Inter, en acceptant un plus rôle défensif en certaines occasions. Assurément l’un des trois meilleurs joueurs africains de l’histoire. L’un des tous meilleurs tout court d’ailleurs… Un palmarès hallucinant. Une personnalité hors-norme. Trois fois le melon d’Alain Delon.

 

 

 

Augustine « Jay-Jay » Okocha

 

Certains le trouveront peut-être illégitime à figurer dans cette équipe compte-tenu de son absence totale de palmarès en club et de sa versatilité légendaire. Mais comme à Javier Pastore aujourd’hui, on finissait toujours par pardonner à Okocha. Un joueur frisson par excellence doté d’une frappe de balle hallucinante ; créatif au point d’avoir inventé son propre dribble, presque un pas de danse ; sorte de râteau suivit d’un passement de jambes, dévoilé au monde un soir de l’été 98. Plus globalement, il restera à la postérité comme la figure de proue de la plus talentueuse génération jamais produite par le football africain – celle des Amokachi, Ikpeba, West, Amunike, Kanu et consorts-, victorieuse de la CAN en 94 et du tournoi olympique à Atlanta en 96.

 

 

Yaya Touré

 

Joueur le mieux payé d’Angleterre, vainqueur d’une C1, multiple champion national avec le Barça et Manchester City, Yaya Touré n’a pas son pareil au poste de relayeur aujourd’hui dans le monde. il ne lui manque qu’une couronne continentale avec la Côte d’Ivoire pour magnifier une carrière déjà exceptionnelle.

 

Roger Milla

 

Salif Keita ou Rabah Madjer auraient presque plus mérités de figurer à la pointe de notre trio d’attaque tant ils furent grands. Mais Roger Milla, moins doué intrinsèquement, les surclasse dans l’imaginaire collectif… Dépourvu de titres majeurs avec ses clubs (deux Coupes de France simplement avec Monaco et Bastia en 1980 et 1981), le « Vieux Lion » se console avec ses succès à la CAN (1984,1988), ses Ballons d’or africains (1976, 1990) et ses trois phases finales de Coupe du Monde disputées. Phases finales au cours desquelles il inscrivit cinq buts en dix matchs dont le dernier en 1994 à l’age 42 ans. Irréel…

 

Didier Drogba

 

Jamais un joueur africain n’aura connu d’ascension aussi fulgurante. En 2002 il se tape trois McDo  par semaine et se traîne piteusement en Ligue 2 parfois même en CFA. Dix ans plus tard on le retrouve égalisant au bout du temps réglementaire en finale de la Ligue des Champions puis marquant le tir au but décisif des Blues dans la séance fatidique face au Bayern Munich. Élu meilleur joueur de l’histoire de Chelsea par trente mille supporters du club (devant Lampard, Zola et Terry), triple champion d’Angleterre, deux fois meilleur buteur de Premier League, l’Ivoirien restera par delà même ses immenses qualités de footballeur, un seigneur parmi les seigneurs. Il n’hésita pas ainsi à se servir de son aura pour œuvrer à la réconciliation nationale de son pays, embourbé depuis de longues années dans la guerre civile. En 2007 à la tribune présidentielle d’Abidjan alors qu’il est venu présenter son premier Ballon d’or, Drogba annonce à Laurent Gbagbo sa volonté de se rendre lui même en territoire rebelle pour partager son trophée avec la population de Bouaké.

 


Didier Drogba, L’Incroyable destin by pylaprod

 

George Weah

 

« Mister George » reste à ce jour l’unique joueur africain à détenir le Ballon d’Or planétaire. Même au milieu des Eto’o, Drogba ou Milla, il reste le meilleur de tous. Le plus doué, le plus foudroyant, le plus charismatique aussi. Enfant des faubourgs miséreux de Monrovia, capitale d’un des dix pays les plus pauvres au monde, sa renommée acquise sur les prés lui permet aujourd’hui d’embrasser une brillante carrière politique. Fraîchement élu sénateur au Parlement libérien, « Oppong » s’apprête à repartir en campagne pour conquérir la présidence en 2017.

 

Actualité , Onze de rêve

14 thoughts on “Le onze de rêve du football africain”

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