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Pour fêter l’arrivée d’Angel Di Maria en L1, Dribblr.fr vous a concocté une équipe-type détaillée des meilleurs argentins ayant foulé les pelouses de France.

 

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Sergio Goycochea (Brest) : Avouons-le, les très grands gardiens ne sont pas pléthores dans l’histoire du football argentin. N’appartenant pas de fait à cette confrérie, Sergio Goycochea, simple numéro 2 à River Plate comme en sélection, profite de la blessure de Nery Pumpido lors de l’ouverture de la Coupe du Monde 90 pour se révéler. A la suite d’un tournoi de tout premier ordre et d’une honorable défaite en finale, un jeu de magouilles opéré par François Yvinec le font débarquer dans la foulée en deuxième division française, à Brest, pour remplacer Bernard Lama. Il n’y jouera en définitive que onze matchs, rentrant prématurément en « AmSud » suite à la rétrogradation administrative du club breton en troisième division. Toujours convaincant avec l’Albiceleste, il s’y installe comme titulaire quelques temps, raflant au passage deux Copas America consécutives en 91 et 93.

 

Oswaldo Piazza (Saint-Etienne) : Ses cavalcades cheveux lâchés ont bien évidemment marqué une génération entière d’amoureux des grands Verts. Piazza ce stoppeur âpre, souvent buteur sur coups de pied arrêtés, repartira de France avec trois titres de champion, des coupes et une finale de C1 dans l’escarcelle. Alors qu’il s’apprête à disputer chez lui le Mondial 78 en tant qu’indiscutable titulaire, sa compagne est victime d’un grave accident de la route. C’est auprès d’elle qu’il assistera au sacre controversé de son pays cette année-là.

 

Nestor Fabbri (Nantes, Guigamp) : Une conduite de balle reconnaissable entre mille ; brouillonne en apparence, faite de toutes petites touches, rendant presque impossible le fait de lui prendre le ballon quand il le protégeait. Véritable idole à La Beaujoire, Fabbri y rafla notamment un championnat et deux coupes, avant de quitter les rives de l’Erdre en 2002 pour aller chapeauter la génération Malouda/Drogba du côté de Guingamp. Bien qu’il ait été supervisé au cours de sa carrière par plusieurs entraîneurs légendaires (Billardo et Passarella notamment), Nestor Fabbri (22 sélections) considère ouvertement Reynald Denoueix comme le meilleur entraîneur qu’il n’ait jamais eu.

 

Gabriel Heinze (PSG, OM) : « Rarement je n’ai vu un joueur aussi impitoyable que Gabriel Heinze. Il aurait donné des coups de pieds à sa propre grand-mère pour gagner. Un grand professionnel, certes, mais j’ai toujours eu l’impression qu’il scrutait l’horizon pour repérer l’affaire suivante. » Sir Alex Ferguson. Intransigeant et mercenaire, donc. Visiblement tout est dit.

 

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                                             Adoré par le Parc, Sorin demeurait incompris par Vahid.

 

Juan-Pablo Sorin (PSG) : Il ne resta qu’une saison à Paris alors qu’il se plaisait au Parc comme dans son jardin argentin. Sorin raconte lui même sur son blog la divergence philosophique fondamentale l’opposant à Halilhodzic, son entraîneur de l’époque, chantre de l’ultra-défense. Il n’hésita ainsi jamais à contredire ouvertement les choix frileux du coach bosniaque au prix de clashs dont le fracas des échos hante encore aujourd’hui les terrains du Camp des Loges. En épilogue de la saison 2003/2004, le PSG gagne la Coupe de France et se classe solide deuxième du championnat à trois points de Lyon. Si Vahid jubile d’avoir poinçonné son ticket direct pour la prochaine C1, l’Argentin de son coté semble inconsolable. Il sait pour l’avoir connu à River, le plaisir inouï provoqué par l’avènement d’un titre important dans une ville populaire. A l’orée de la saison suivante, Halilhodzic le rancunier, conforté dans ses pleins pouvoirs, signifie impitoyablement à Sorin que s’il veut rester, il devra freiner ses aller-retours en sélection. L’affront de trop pour ce fervent patriote aux 76 capes, qui s’envolera écœuré faire les beaux jours du Villareal de Manuel Pellegrini… Anecdote connue : il n’a perdu aucun de ses 26 matchs joués sous le maillot parisien.

 

Jorge Burruchaga (Nantes, Valencienne) : Ils sont seize… Seize champions du monde non français à avoir foulé les pelouses de l’Hexagone. Tarantini (Bastia, Toulouse) Jairzinho, Paulo César, Völler, Kopke (OM), Edmilson, Grosso (OL), Ardiles, Vampeta, Ronaldinho, Raï, Leonardo (PSG), Klinsmann (AS Monaco), Olarticoechea (Nantes) et Jorge Burruchaga ; buteur décisif en finale du Mundial 86. Électron-libre de très grand talent, lieutenant dévoué de Maradona en sélection, « El Burru » reste inéluctablement mêlé en France au scandale de L’Affaire VA-OM. Pour avoir accepté moyennant de 30 000 euros de lever le pied face à Marseille alors qu’il portait les couleurs de Valencienne, il écope pour ce forfait de 3 mois de prison avec sursis en plus d’une amende. Sentence clémente certes, mais une sacrée tache au bilan de son passage en France, au court duquel sous les couleurs du FC Nantes, il fit étalage de qualités footballistiques épatantes.

 

Lucas Bernardi (OM, AS Monaco)  : Loin d’être le plus foudroyant des relayeurs argentins, Lucas Bernadi affichait l’étiquette d’un joueur sobre sachant parfois fort bien fluidifier les échanges sur le pré. Il forma à Monaco avec le grec Zikos une paire de milieux aussi peu glamour qu’efficace dans l’exercice ingrat du ratissage, quadrillage et dégommage en règle. Une association dont on perçut en définitive les limites au soir d’une défaite brutale contre Porto en finale de LDC. Comme Messi natif de Rosario, Bernardi épouse aujourd’hui une prometteuse carrière d’entraîneur aux commandes des Newel’s Old Boys depuis 2009.

 

 

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                                              « El Muñeco » Gallardo (La Marionnette).

 

Marcelo Gallardo (Monaco, PSG) : Légende à River Plate, footballeur vénéneux, petit, râblé, déroutant ; doté d’une finesse technique absolue, Marcelo Gallardo fut en France le meilleur lot de la tombola de l’été 99. Sitôt débarqué, sitôt encensé, il traverse insolent de supériorité sa première saison sur le Rocher, où entouré des Barthez, Djetou, Marquez, Sagnol, Giuly, Trezeguet et Simone, il s’adjuge le titre national, auquel s’ajoute celui de meilleur joueur de D1. Un honneur légitimé par deux autres saisons très convaincantes, avant qu’une rupture consommée avec Didier Deschamps ne le pousse à retourner à River pour quatre belles années. A court de forme et vieillissant, son passage au PSG (2007-2008) ne mérite pas que l’on s’étende dessus… En revanche, la réussite instantanée de sa reconversion comme entraîneur est aussi désarçonnante que la propension qu’il avait joueur à chercher le petit pont. Champion d’Uruguay avec Le Nacional (2012), vainqueur de la Copa sudamericana (2014) et peut-être de la Libertadores en 2015 à la tête de River, il remplit aujourd’hui tous les critères pour venir s’étalonner en Europe très prochainement. Lui-même confesse qu’il a la France dans un coin de sa tête.

 

Javier Pastore (PSG) : Aussi génial qu’horripilant durant ses trois premières années parisiennes ; bien plus génial qu’horripilant la saison dernière, Javier Pastore apparaît chaque jour plus proche à 26 ans de sa pleine maturité. Si sa palette technique a toujours comporté la gamme des coloris les plus variés, c’est au niveau de la régularité et surtout du physique que son évolution est la plus tangible. On aurait tort en effet de l’assimiler au joueur fragile et fluet sous-entendu par son surnom. Jamais blessé, « El Flaco » (Le Maigre) a su ainsi magistralement parfaire ses facultés d’abattage au point de pouvoir aujourd’hui prétendre occuper n’importe quel poste d’un entre-jeu ou d’un front d’attaque. Partageant avec Verratti le statut de joueur le plus apprécié à Paris, peut-être même celui de talent le plus pur de France, il s’attire naturellement des louanges au pays. Lionel Messi, son grand ami dans la vie, aurait d’ailleurs ouvertement milité pour faire de lui son associé privilégié en ciel et blanc.

 

Carlos Bianchi (Reims, PSG, Strasbourg) : Fort de ses 400 buts en carrière, de ses 8 titres de meilleur buteur repartis entre le championnat d’Argentine (3) et de France (5), Carlos Bianchi s’apparente statistiquement à un numéro 9 de niveau mondial. Statistiquement seulement puisqu’il faut bien avouer que l’homme de Buenos Aires, à l’instar d’un Delio Onnis ou d’un Pauleta, affiche un palmarès collectif carrément indigne de sa trempe (un seul titre de champion d’Argentine avec le Velez Sarsfield en 1968). Ses plus grands succès en fait, il les caressera comme entraîneur. Non pas en France où ses expériences sur les bancs de Reims et de Nice s’avérèrent mitigées. Mais avec Velez, son premier amour, au sein duquel épaulé par un Chivalert monstrueux, il tyrannise domestiquement River et Boca avant de s’adjuger le gain d’une première Libertadores en 1994. Même le Milan de Capello prend cher en finale de l’Intercontinentale cette année-là (2-0). Celui d’Ancelotti lui emboîtera le pas en 2003 au moment où Bianchi est aux commandes de Boca. Car c’est bien à Boca, où il fait pleuvoir les titres, qu’il deviendra un mythe. L’égal dans l’imaginaire collectif des Riquelme, Maradona, Palermo et Carlos Tevez.

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                                                       King David à River Plate avec le brassard.

 

David Trezeguet (Monaco) : Français d’adoption mais viscéralement argentin de cœur, David Trezeguet ressentira toute sa carrière, en dépit de succès planétaires avec les Bleus, le désagréable sentiment d’avoir renié son sang. Bien qu’étant né à Rouen de parent argentins, il ne connaîtra consciemment la France pour la première fois qu’aux encablures des ses 18 ans. Snobé à l’époque par le PSG, il débarque à Monaco : Wenger flashe, l’incorpore au groupe pro ; on connaît l’histoire qui s’en suit. Dragué par les sélections de jeunes, puis très tôt convoqué chez les A, Trezeguet devient alors footballeur français à part entière et n’en reviendra jamais (71 sélections, 34 buts). Ce n’est qu’au sortir d’une carrière assourdissante en Italie, de furtifs passages en Espagne (Alicante) puis dans le Golfe, que David s’envolera humer l’air de ses débuts, se faisant instantanément chérir par le peuple de River pour lequel, à 35 ans, il inscrivit 13 buts en 2012/2013. 13 buts synonymes de retour en 1ère division pour le club millionnaire.

 

 

Mention spéciale à Delio Onnis qui aurait pour sûr mérité de figurer en pointe d’attaque de cette équipe. Immense respect ainsi au meilleur buteur de l’histoire du championnat de France (299 buts). Argentin de passeport et italien de naissance, il ne connaîtra injustement jamais les honneurs d’une sélection en Albiceleste, pâtissant d’un manque d’exposition outre-Atlantique, mais également de l’avènement successif de Mario Kempes et Maradona. Gratifié d’une technique bien plus ordinaire que ses deux glorieux contemporains, il n’avait toutefois pas son pareil dans l’art de convertir en but le moindre ballon laissé en perdition dans une surface.

 

Sans oublier :

  • Alberto Tarantini (Bastia,Toulouse)

  • Julio Olarticoechea (Nantes)

  • Lucho Gonzalez (OM)

  • Oswaldo Ardiles (PSG)

  • Hugo Bargas (Nantes)

  • Nestor Combin (OL)

  • Hugo Curioni (Metz)

  • Oscar Trossero (Nantes)

  • Jorge Higuain (Brest)

  • Javier Saviola (Monaco)

  • Angel Marcos (Toulouse, Nantes)

  • Mauro Cetto (Nantes, Toulouse, Lille)

  • Lisandro Lopez (Lyon)

  • Cesar Delgado (Lyon)

  • Tino Costa (Monptellier)

  • Omar Da Fonseca (Tours, PSG, Monaco, Toulouse, Paris FC)

  • Fernando Cavenaghi (Bordeaux)

  • Diego Placente (Bordeaux)

  • Mauricio Pochettino (PSG, Bordeaux)

  • Jorge Trezeguet (Rouen)

  • Renato Civelli (OM, Nice, Lille)

  • Martin Cardetti (PSG)

  • Juan Angel Krupoviesa (OM)

 

Et bien d’autres encore…

 

Onze de rêve

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